Intérieur de la Grande Mosquée de Cordoue

Date: 
1900
Intérieur de la Grande Mosquée de Cordoue - Huile sur toile marouflée sur carton signée

Lot n° 2
Signée, située et datée '6 avril 1900' en bas à droite (Lacunes de couche picturale, plis et usures)   24,5 x 33,5 cm  .

Provenance Famille de l'artiste, France

Note Henri Royer (1869-1938) est le fils de Jean Royer, un imprimeur-lithographe bien connu à Nancy. Grâce à Émile Friant, qui est autant son maître que son compagnon de voyage (Belgique, Hollande, Italie, Riviera française etc.), il entre dans l’atelier de Jules Lefebvre à l’École des Beaux-Arts et fréquente l’Académie Jullian. Dès 1888, à seulement dix-neuf ans, il expose "Précoce !", une grande toile acquise par le musée de Toul. En 1890, il s’établit à Paris et expose régulièrement au salon des Artistes français. Il devient alors un portraitiste recherché, notamment aux États-Unis, et découvre la Bretagne en 1896. Son naturalisme, proche de celui de Dagnan-Bouveret, et sa piété lui inspirent "Le Bénédicité" (Nancy, musée des Beaux-arts, dépôt du musée d’Orsay) et l’Ex-Voto (Quimper, musée des Beaux-arts). Fait chevalier de la légion d’honneur en 1899, il envoie à l’Exposition universelle de 1900 "En Flandre, le soir" (Poznan, muzeum Narodowe), un tableau très proche de Friant par son inspiration, qui lui vaut la médaille d’or. Enfin, c’est Henri Royer que Louis Majorelle choisit en 1906 pour décorer le porche de sa villa nancéenne avec une toile marouflée sur le thème de la fin du jour.