Projet dessiné pour le livre du Sacre, de l’Empereur Napoléon Ier, Le Grand Officier de la couronne

Projet dessiné pour le livre du Sacre, de l’Empereur Napoléon Ier, Le Grand Officier de la couronne - Encre et lavis sur papier signé

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Technique:

Lot n° 319     -   Travail commun avec  Charles Percier (1764-1838) ou Auguste Garneray (1784-1824)

Encre et lavis sur papier. Sous-verre. Cadre doré à palmettes. H_47,5 cm L_31 cm

Annoté Isabey et Percier par la même main. Provenance : -Famille Talleyrand-Périgord, puis par descendance -Collection Comte et Comtesse Charles-André Colonna Walewski Bibliographie : -Graesse, trésor de livres rares et précieux, Tome VI partie 1, p.209, Rudolf Kunze, Dresde, 1859 -Jean-Pierre Samoyau, Château de Fontainebleau Musée Napoléon Ier, Napoléon et la famille impériale 1804-1815, p.128-130, Rmn Paris, 1986 Notre exceptionnel dessin s’inscrit dans la genèse de l’un des projets artistiques les plus ambitieux de l’Empire. Voulu par Napoléon Ier pour égaler en faste les précédents de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, le livre du Sacre est un sommet des arts de l’Empire, qui, ironiquement, ne sera achevé qu’après sa chute. Confié à la direction de Jean-Baptiste Isabey, le livre fait intervenir pas moins de dix-sept graveurs et quatre dessinateurs. S’il est généralement admis, conformément aux indications portées dans l’ouvrage, qu’Isabey s’est chargé des figures, Percier des décors et Fontaine des architectures, certains éléments invitent toutefois à nuancer cette affirmation. En effet, sur des gravures de premiers états avant la lettre, ainsi que sur des dessins originaux accompagnant l’exemplaire personnel de l’Empereur, la signature apposée est celle d’Auguste Garneray. D’un grand talent et élève d’Isabey, il est également le professeur de dessin d’Hortense de Beauharnais et tout désigné pour épauler son maître dans sa tâche titanesque. Il est donc intéressant de remarquer que sa signature se trouve sur le dessin correspondant au nôtre, conservé au château de Fontainebleau avec la date de 1811. Il n’est donc pas à exclure que Garneray ait réalisé certains dessins préparatoires qui ont finalement été signés par Percier dans l’ouvrage définitif. L’identité du personnage de la planche du grand officier que nous présentons est communément retenue comme étant celle du grand maître des cérémonies Louis-Philippe de Ségur. Cependant, lors de la précédente vente de ce dessin, la provenance Talleyrand combinée à la relation de proximité qu’entretenaient Isabey et Charles Maurice de Talleyrand-Périgord avaient fait pencher l’attribution de notre dessin comme étant un portrait de Talleyrand. En effet, le prince de Talleyrand a été un fidèle mécène de l’artiste ; il va jusqu’à lui demander de l’accompagner au congrès de Vienne en 1814 où se jouent les intérêts de la France. Ainsi, l’artiste qui avait réalisé l’un des plus ambitieux projets autour du Sacre de l’Empereur a dessiné les représentants des ennemis de la France se partageant les restes d’un Empire pas tout à fait mort. Nous pouvons remarquer que l’aquarelle du château de Fontainebleau représente clairement un autre grand officier, peut-être Caulaincourt et l’on peut donc imaginer que les dessinateurs aient représenté plusieurs versions de la planche destinée aux cinq grands officiers, la nôtre constituant celle de Louis Philippe de Ségur, Grand Maître des cérémonies de l’empereur et en charge de l’organisation du sacre. C’est d’ailleurs sa figure qui est retenue pour l’ouvrage final faisant de notre œuvre le seul dessin préparatoire pour la gravure définitive. Si le livre du sacre est déjà en lui-même extrêmement rare, les dessins originaux ayant servi à sa conception sont, eux, pratiquement inexistants sur le marché en dehors de ceux de l’Empereur, conservés par son neveu Napoléon III à Fontainebleau. Œuvre en rapport : Jean-Baptiste Isabey et Auguste Garneray, 1811, dessin pour le grand officier de la couronne, le comte de Ségur. Collection du château de Fontainebleau, inv. GM Bibl. 3502 Objet en importation temporaire L'acquéreur devra acquitter des frais d'importation, soit 5,5% en sus du prix d'adjudication sauf s'il réexporte immédiatement l’objet hors de l'Union Européenne.