Françoise MALAPRADE

Françoise MALAPRADE

1934 - ?

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Françoise MALAPRADE

Françoise MALAPRADE, née le 17 mai 1934 à Nancy, est une artiste peintre française. Spécialisée en art mural, elle participe entre 1959 et 1989 à l’ornementation de bâtiments, dont certains sont toujours visibles dans les rues de Nancy et en Lorraine ; puis elle se consacre à une recherche picturale personnelle.
 

Françoise Malaprade naît à Nancy, en Lorraine. Elle grandit près du quartier de la Place Stanislas, non loin de l’école de chimie où se trouve le laboratoire de son père, Léon Malaprade, auteur de la réaction qui porte son nom.

Très tôt, elle prend goût aux livres et aux images. Un ouvrage sur Chardin et son œuvre attise sa sensibilité artistique. Elle admire également les œuvres de Vélasquez, Botticelli, Giotto, et plus généralement les œuvres de la renaissance. Ses premiers « chocs » artistiques sont « Le chant du coq » de Brancusi ; puis le travail de Chagall, qu’elle voit chez Aimé Maeght à Paris.

En 1952, elle intègre l’école des Beaux-Arts de Nancy et suit la formation de base jusqu’en 1955. À partir de cette date et jusqu’en 1959, elle se spécialise dans l’art monumental et en apprend les diverses techniques : fresque, vitrail, mosaïque, tapisserie, peinture, papiers collés. Elle étudie d’abord avec Robert Wogensky, élève de Jean Lurçat, puis – demeurée seule de sa promotion – avec Albert Lenormand, qui a notamment participé à la décoration de l’église Saint-Rémy de Baccarat. Elle côtoie alors des artistes qui marquent la création en Lorraine, comme Camille Hilaire, André Wahl, Daniel Meyer, Jacquorlande Sinapi et, en dehors de l’école, Nicole Gauthier, Denise Romanini-Aragon et Marguerite Jacquot, élèves de Victor Prouvé.
Très rapidement, en 1963, elle reçoit une commande au titre du 1% culturel des constructions publiques. L’architecte Jacques Haenel est chargé du projet d’aménagement du Centre Régional d'Éducation Populaire et de Sport (CREPS) de Lorraine sur le site de l’ancienne chocolaterie d’Essey-lès-Nancy. Il fait appel à Françoise Malaprade pour intervenir sur le grand mur du Foyer, lieu de détente et de loisir des sportifs en formation.

Dans l’esprit de l’artiste, cette première œuvre sera une sorte de sortie de thèse, l’aboutissement de sa formation : elle choisit de peindre ce mur de 3,20 mètres de hauteur par 6,50 mètres de longueur « à fresque », selon la technique traditionnelle fresque lissée sur mortier frais, dans un style contemporain. Le thème retenu, « la FÊTE » tente de faire lien entre l’activité de l’établissement qui consiste à former des sportifs, l’espace de détente choisi pour accueillir l’œuvre – où se tiennent parfois des spectacles – et les influences de l’époque : Léger, Picasso, Braque pour la peinture, le jazz band pour la musique.
Cette réalisation implique pour Françoise Malaprade de retrouver la technique ancienne appliquée par les Maîtres de la Renaissance ; elle est assistée dans cette tâche par Henri Schrepfer, entrepreneur, qui choisit M. Montagne, maçon expérimenté. Ce dernier prépare le mortier et l’applique sur la portion de mur à peindre ; l’artiste décalque les motifs et peint. Claude Schrepfer - son mari - incorpore la couleur par lissage.
 

  • De 1960 à 19803 : ses relations avec le milieu de l’architecture lui permettent de réaliser de nombreuses animations de murs grâce au béton armé. Ces années béton l’autorisent à développer de nouvelles mises en œuvre pour valoriser ce matériau et ce grâce à l’instigation d’un collaborateur de l’architecte Henri Prouvé, Claude Schrepfer, élève architecte dont la démarche est concrétisée par Bernard Guyot, élève ingénieur.
  • 1966 : Centre paroissial Notre Dame des Pauvres - Nancy4 : la première réalisation se situe au Haut du Lièvre, l’un des nouveaux quartiers de Nancy. Le projet est confié à Dominique Louis, architecte dont la production garde une place majeure dans l’architecture d’après-guerre à Nancy. L’église est composée d’une nef circulaire, un baptistère et une chambre des morts. Ces espaces distincts sont reliés par des couloirs que Françoise Malaprade est chargée d’animer sur les thèmes respectifs de « l’histoire de l’Église » et « Requiem ». Il s’agit de bas-reliefs obtenus au moyen de mortier, appliqué dans les vides laissés par des panneaux de polystyrène expansé découpés puis cloués sur les murs et les plafonds, sur une surface de 75 mètres carrés environ.
     
  • 1969 : Centre Paroissial Saint-François d’Assise10 – Vandœuvre-lès-Nancy : Dans le cadre du projet confié à l’architecte Henri Prouvé, elle reçoit commande pour animer les façades de la chapelle annexe de l’église, sur le thème de la vie de Saint-François. La décoration de ces surfaces est obtenue par des panneaux préfabriqués en béton armé coulés à plat sur un fond de moule. Les motifs sont obtenus par des réservations en polystyrène expansé découpé. L’ensemble est constitué de 29 panneaux de 3 mètres de hauteur et de 1,70 mètre de largeur. Ce centre paroissial est inscrit depuis le 04 octobre 2012 à l’inventaire des monuments historiques .
    . Groupe scolaire Jeanne d’Arc, Vandœuvre-lès-Nancy
    . Groupe scolaire Bichat-Niederbronn, Lunéville
    . Direction des PTT, 3 boulevard Joffre – Nancy
    1974 : Musée Pierre Noël, Saint-Dié-des-Vosges
    . 1979-1980 : Cité Judiciaire de Nancy
    1982 : direction de la SNCF, viaduc Kennedy – Nancy
  • À la suite de ces commandes qui décorent l’extérieur des bâtiments – et grâce à sa formation qui l’a conduite avec Albert Lenormand à fréquenter l’atelier Pinton au moment d’aborder la technique de la tapisserie–, viennent les commandes pour orner certains murs à l’intérieur des édifices. Le choix de la technique traditionnelle de la tapisserie s’impose, ainsi que celui de la manufacture Pinton à Felletin dans la Creuse pour son savoir-faire sur métier basse-lisse.
    Françoise Malaprade pratique à l’école des Beaux Arts les techniques de l’huile et de la gouache. En 1955, elle découvre son aptitude à traiter la couleur et en 1960, elle décide de poursuivre une recherche picturale utilisant la couleur comme moyen d’expression. Ce projet est régulièrement suspendu par les commandes d’art mural. Au cours de l’été 1989, l’artiste décide de se consacrer à cette recherche sans plus l’interrompre et de trouver une galerie qui l’accueille pour soutenir sa démarche. Elle fréquente régulièrement galeries et foires d’arts et se tient au courant de l’évolution de la peinture à l’étranger.

    Dans son art, la couleur tient une grande place, tout comme le support dont elle se sert pour valoriser davantage le travail de la couleur. « à l’origine de la vie, il y a la couleur, à l’origine de ma vie, il y a la couleur. » Elle remet alors en question le métier de peintre, le format, le support, la technique… et en novembre 1991, c’est le premier résultat : pour le support, elle utilisera le film polyester mat ou brillant ; pour le format, elle s’appuiera sur le Modulor de Le Corbusier, pour la couleur, le système acrylique. Tout est trouvé mais tout reste à prouver ; elle s’engage donc dans un intense travail de production. Le polyester, choisi pour son caractère mince, léger, transparent et neutre, permet de peindre à la fois le recto et le verso. Les couleurs, appliquées par juxtaposition sur le support, se complètent ainsi tout en conservant leur nature et leur valeur propre. La technique crée un effet d’échange entre les couleurs, qui peuvent apparaître par reflet ou demeurer cachées, mais une fois connues elles restent inoubliables.

    En 1993, Françoise Malaprade rencontre Claude Dorval de la Galerie Saint Charles de Rose lors d’une entrevue à la FIAC. Elle lui consacre un article dans le premier numéro de « L’art construit… aujourd’hui », dont l’éditorial est alors rédigé par Serge Galerneau. C’est à cette même période, en avril 1993, que Françoise Malaprade rencontre Denise René. Celle-ci lui propose de l’accueillir dans ses galeries. Elle participera à la FIAC27 à plusieurs reprises, entre 2004 et 2011, ainsi qu'à Art Basel, entre 2005 et 2012 . Les résultats de ses recherches sont également présentés par Rémy Mathiot de la Galerie Cour Carrée à Nancy, en 1998 avec Jean Legros et Aurélie Nemours, en 1999 avec Vera Molnar, en 2001 avec le mobilier de Jean Prouvé, puis en 2003 à Paris avec les œuvres fluo, faisant le lien en Allemagne avec les galeristes Blanka Heineken et Linde Hollinger-Maerz.

    En 2012, Françoise Malaprade fait évoluer sa peinture en choisissant de travailler sur polyester maté, qui permet de peindre encore plus efficacement sur le recto et le verso du film. Les résultats de cette nouvelle méthode sont présentés à Zurich par Jack Meyer à la Galerie La Ligne, en particulier l’œuvre « Blanc Tricolore ». Cette œuvre, de dimensions 118,9 x 42 cm, est blanche sur son recto, tandis que le verso décline le bleu, le jaune et le rouge. Les événements terroristes de janvier 2015 inspirent la déclinaison « Black Blanc Beur, c’est la France » de cette peinture. De dimensions 113 x 43 cm, l’œuvre présente un recto ou le blanc est remplacé par les couleurs « noire, blanche, beur » mais le verso est composé des couleurs « bleu, blanc, rouge », qui se reflètent nettement sur le mur.

    Bibl.    :   Wikipédia.org

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Oeuvres de Françoise MALAPRADE mises en vente

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Sans titre - Sculpture

Lot n° 292
37,4cmx12,2cm

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Composition optique - Plastique

Lot n° 17
53cmx8cmx21cm

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