Artlorrain vous présente une oeuvre tout à fait exceptionnelle, d'un peintre lorrain ou bourguinon certainement de la fin du XVème ou début du XVIème siècle "L'entrée du duc Charles le Téméraire à Nancy le 30 novembre 1475".
Cette oeuvre d'un intérêt historique majeur pour l'histoire de Nancy, va être présentée aux enchères en Belgique à GAND par la Maison de ventes DVC Auctions ce samedi 8 novembre 2025.
Avec l'autorisation de DVC Auctions, voici l'intéressant rapport d'expertise dans sa totalité. :
" Importante peinture à la détrempe sur panneau de peuplier du 15e/17e siècle représentant "L'entrée du duc Charles le Téméraire à Nancy le 30 novembre 1475". vendue avec le livre contenant des informations sur l'héraldique et les méthodes utilisées avec le rapport d'estimation (850.000 - 950.000 euro) avec analyse xRF de la peinture et du panneau (a.o. par KIK-IRPA)
Ce panneau nous ramène au 30 novembre 1475, jour où le duc Charles le Téméraire est entré en grande pompe dans la ville de Nancy. C'était le jour de la fête de Saint-André, le saint patron de la Bourgogne, et tout dans cette procession respirait la puissance et l'autorité cérémonielle. Le duc apparaît à cheval dans une armure éblouissante, entouré de nobles, de pages et de hérauts qui incarnent la richesse et la grandeur de sa cour. À l'avant marchent des trompettes et des porte-étendards, dont les drapeaux sont ornés de soleils flamboyants, de croix et de brûlots, fiers symboles de l'Ordre de la Toison d'Or et des différentes régions réunies au sein du royaume bourguignon.
Le peintre a représenté la ville de Nancy dans ses moindres détails. Derrière le cortège se dressent la porte de la Craffe, les tours et les églises, dont la collégiale Saint-Georges, où les festivités ont atteint leur apogée avec un banquet solennel. Il s'agit d'une scène soigneusement composée dans laquelle l'art et l'histoire se renforcent l'un l'autre : une entrée princière qui souligne non seulement le pouvoir de Charles, mais qui laisse également entrevoir la tension d'un empire atteignant ses limites.
Car ce jour splendide était aussi le signe avant-coureur d'un tournant dramatique. À peine un an plus tard, en janvier 1477, Charles le Téméraire tombera à la bataille de Nancy. Sa mort marque la fin de l'expansion bourguignonne et ouvre une nouvelle ère dans laquelle la France et les Habsbourg se disputeront ces terres pendant des siècles.
Cette œuvre d'art est donc plus qu'une peinture, c'est une capsule temporelle. Elle capture la magnificence d'un souverain célébrant son pouvoir à son apogée, mais aussi la fragilité d'une dynastie qui ne tardera pas à s'effondrer. Une scène pleine d'éclat, de symbolisme et de drame, qui nous rappelle comment l'art peut préserver et faire revivre un moment décisif de l'histoire.
ÉCOLE BOURGUIGNONNE (ou peut-être ECOLE LORRAINE ?) belangrijk werk in tempera op een 15°/17° eeuws populieren paneel : "Intocht van Karel de Stoute in Nancy op 30 november 1475" - 49,4 x 118,5 Avec des informations sur l'héraldique et les méthodes d'étude utilisées. Avec certificat d'authenticité (850.000 - 950.000 euros) Analyses xRF de la verge et du panneau (entre autres par KIK-IRPA)
Ce panneau nous renvoie au 30 novembre 1475, date à laquelle Karel de Stoute a pris possession de la ville de Nancy. C'était la fête nationale de Saint-André, la patronne du Bourgondië, et tout ce qui se rapportait à cette fête avait été fait avec des méthodes et des cérémonies appropriées. La fête se déroule dans un cadre magnifique, entourée d'alliés, de pages et de hérauts qui mettent en valeur la grandeur et l'élégance de la maison. Les trompettistes et les joueurs de cornemuse, dont les drapeaux sont ornés d'images, de couleurs et de motifs anciens, sont les symboles de l'Ordre de la Goule et des différents groupes qui ont marqué le paysage bourguignon.
La carte présente en détail la ville de Nancy. Après le processus, le port de la Craffe, la ville et la cour sont ouverts, y compris l'église collégiale de Saint-Joris, où les familles ont été aidées par une banque de plaisance. Il s'agit d'une scène extraordinairement complexe dans laquelle l'art et la culture se rejoignent : une histoire passionnante qui ne se limite pas à l'image de Karel, mais aussi à la portée d'un rijk que les gens ont appris à connaître.
Want deze luisterrijke dag was tegelijk een voorbode van een dramatische wending. Un an plus tard, en janvier 1477, Karel de Stoute se rendit à Nancy. Sa mort marque le début de l'expansion bourguignonne et ouvre une nouvelle période, au cours de laquelle la France et les Habsbourg s'engagent sur ces territoires. Cette œuvre est donc plus qu'un dessin : c'est une capsule. Elle illustre la fierté et la gloire d'une famille dont la machinerie se trouve au sommet de la pyramide de la mort, mais aussi la fierté d'une dynastie qui, à l'époque, n'avait pas encore pris son envol. Un tour d'horizon des glandes, des symboles et des drames, qui nous fait comprendre comment l'art peut élargir et enrichir un moment historique exceptionnel.
Robert LETERRIER
NB : Lors de la vente, la bataille d'enchérisseurs n'eut pas lieu et sagement l'enchère finale n'a pas dépassé les 47 000 euros hors frais