Un rare ensemble Art nouveau dit « aux orchidées »

Un rare ensemble Art nouveau dit « aux orchidées » - Bois précieux et bronze, signé

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Technique:

Lot n° ? 
Un rare ensemble Art nouveau signé Louis Majorelle, dit « aux orchidées »,   comprenant : - un meuble de rangement à hauteur d'appui - une pendule de parquet - une sellette L'ensemble est visible à l'étude sans rendez-vous (dans l'entrée). Les meubles que nous présentons proviennent par succession d’une famille d’industriels vosgiens dont la fille s’est établie à Nice. Bénéficiant chacun d’une faible surface au sol, ils faisaient partie d’un salon plus complet. Le buffet bas en demi-lune n’apparaît sur aucun catalogue de Majorelle ni dans un aménagement historique connu et a donc pu faire l’objet d’une commande spéciale. Il s’apparente à des buffets similaires mais de surface rectangulaire. La sellette n’étant pas non plus un modèle connu, nous pensons qu’elle a également pu faire l’objet d’une commande spéciale correspondant aux dimensions de la terrasse d’un objet d’art à présenter. Si l’horloge de parquet est un modèle connu mais rare, contrairement à la majorité des horloges de parquet de Majorelle, elle possède un mouvement sans balancier, logé dans une boîte assez réduite dans une volonté d’alléger la structure et d’en augmenter l’élégance. Les dorures des bronzes ont été effectués selon une technique qui reste encore à déterminer. Il s’agit possiblement d’une technique au mercure, mais nous savons que la technique par électrolyse était pratiquée à Nancy. Horloge de parquet aux orchidées Majorelle Horloge de parquet, acajou et bronze doré, vers 1910. Hauteur totale 2,27 m, largeur max en haut 0,46 m, largeur au sol 0,42 m, prof. max 0,355 m au sol. La structure de l’horloge est en acajou rouge massif mouluré, évidée au centre, avec une colonne antérieure partant du pied, englobant une tablette intermédiaire et venant soutenir la boîte d’horloge. Celle-ci s’ouvre par un volet sur sa face latérale droite. Les panneaux de la face postérieure sont à plate-bande. Il existe un petit manque de quelques millimètres au niveau de la face interne de l’insertion basse de la colonne entre la tablette et la boîte d’horloge. On note un léger rétrécissement du panneau latéral gauche de boîte d’horloge laissant passer un jour. Les bronzes dorés aux orchidées sont ajourés et s’insèrent dans des gorges des montants d’acajou. Ils sont en bon état, sans vis manquante, sans manques et ne semblent pas avoir été démontés ni restaurés. Leur dorure ancienne et non restaurée est en partie effacée. Seuls deux éléments parcourent toute la face antérieure de bas en haut. Le bronze inférieur part du pied antérieur dont il forme le sabot sans comporter de surface au sol. Il monte en émettant deux tiges latérales divergentes se terminant par des boutons floraux, puis s’étale en une fleur d’orchidée sur l’épaulement au niveau de la jonction de la colonne avec la tablette dans une plage en cuvette en forme de cœur. Le bronze supérieur démarre derrière le pétale supérieur du bonze inférieur puis monte le long de la colonne en une fine tige, se sépare en deux pour entourer le cadran en s’étalant et se ramifiant sur les faces latérales de la boîte d’horloge puis vient soutenir la corniche et se termine en boutons floraux retombants. Le cadran est en cuivre ou en laiton repoussé et doré exécuté dans les ateliers de Majorelle, avec deux décors de boutons floraux, l’un périphérique et l’autre circulaire et central. Les chiffres arabes sont de style art nouveau avec un dessin curviligne unitaire acceptant des variations. Les aiguilles au motif de boutons floraux sont également découpées dans une feuille de métal puis ciselées et dorées. La face arrière comprend quatre panneaux vissés. Le panneau supérieur (celui de la boîte d’horloge) a été changé pour une planche en sapin massif. La signature de Majorelle se trouvait probablement sur ce panneau supérieur, comme c’est le cas sur d’autres horloges de parquet. Les trois autres panneaux sont plaqués avec sauts de plaquage au niveau des vis supérieures du panneau supérieur. À la face supérieure de la boîte d’horloge, le panneau a été changé pour une planche en sapin massif. À l’intérieur de la boîte d’horloge, une baguette de renfort a été posée sur la face gauche, ainsi qu’un renfort triangulaire derrière le cadran, en haut et à gauche. Le mécanisme de l’horloge est ancien, de la marque MFC (logo du fabricant sur la platine), sans balancier, sonnerie des demi-heures sur gong circulaire, à réviser. La clé est placée dans la boîte à horloge. Buffet bas aux orchidées Majorelle en demi-lune Buffet bas aux orchidées en demi-lune avec plateau de marbre, vers 1910. Hauteur 1,22 m ; largeur au pied 1,31 m ; profondeur 0,63 m. La structure du buffet est en acajou rouge massif mouluré, sans défaut. Les volets cintrés sont en acajou plus clair massif avec panneaux à plate-bande en quatre quartiers. Les bronzes dorés aux orchidées sont ajourés et s’insèrent dans des gorges des montants d’acajou. Ils sont en bon état, sans vis manquante, sans manques et ne semblent pas avoir été démontés ni restaurés. Leur dorure ancienne et non restaurée est en partie effacée. Le bronze central illustrant la base de l’orchidée part du pied antérieur dont il forme le sabot sans comporter de surface au sol, monte en émettant trois tiges parallèles. La tige centrale se termine en fleurs et boutons floraux s’évasant sur l’épaulement sous le plateau dans une plage en cuvette en forme de losange ménagée sous le plateau. Les pieds latéraux forment des sabots sans comporter de surface au sol et se terminent rapidement en boutons floraux. Les cadres des volets sont soulignés par une moulure de section continue qui se renfle, se ramifie et se détache de la surface vers l’extérieur pour former une poignée offrant une prise aux doigts de la main. Au même niveau, la moulure se déforme vers l’intérieur et vers le haut pour englober l’entrée de serrure. Les deux serrures sont fonctionnelles. Une clé est manquante. L’autre clé est d’origine avec un anneau triangulaire en bronze doré moulé, à motif d’épi de blé utilisée par Majorelle sur plusieurs modèles de meubles. Le pied central et les pieds latéraux sont joints par une moulure en bronze doré cintré de section constante s’incurvant vers le bas à chaque extrémité pour se terminer derrière les sabots en bronze. Le bord en acajou du plateau est ceinturé par une moulure en bronze doré cintrée de section constante. Le plateau reçoit une plaque de marbre Brèche d’Alep sans défaut. À la face arrière, insérés dans un double cadre en chêne, deux panneaux en bois plaqués comportent des trous de vers et des sauts de plaquage. À l’intérieur du meuble se trouve une tablette amovible. Sellette aux orchidées Majorelle Sellette aux orchidées, vers 1910, à quatre pieds et tablette inférieure formant entretoise, de section légèrement rectangulaire. Hauteur 1,25 m ; largeur maximale au plateau 0,55 m ; profondeur 0,50 m. La structure de la sellette est en acajou rouge massif mouluré, sans défaut. Le cadre du plateau supérieur est doublé à l’intérieur par un bois plus clair qui a reçu une teinture sur sa tranche et qui présente des trous de vers. Le plateau supérieur et le plateau de la tablette inférieure sont également en bois clair teintés à leur surface supérieure et présentent des trous de vers sur le plateau. La surface du plateau supérieur présente de légers coups. Les quatre bronzes dorés aux orchidées sont ajourés et s’insèrent dans les gorges des quatre montants d’acajou. Ils sont en bon état, sans vis manquante, sans manques et ne semblent pas avoir été démontés ni restaurés. Leur dorure ancienne et non restaurée est en partie effacée. Ils sont constitués chacun de deux éléments. Les bronzes inférieurs forment des sabots sans comporter de surface au sol et se terminent rapidement par une feuille centrale et deux tiges latérales se repliant vers l’avant. Ils recouvrent le départ des bronzes supérieurs qui montent en s’élargissant jusqu’au large épaulement du cadre sous le plateau où ils s’évasent en deux fleurs d’orchidées affrontées dans une plage en cuvette en forme de cœur. Une tige centrale naissant entre les deux fleurs vient encore surmonter et enserrer chaque coin du plateau.